Franchement, dans la série n’ayons honte de rien…

Rédactrice en chef du service politique du Point... désormais dans l'équipe Sarko-Fillion...

Reporter politique au Figaro, en charge de la couverture politique de Ségo depuis 3 ans... désormais dans l'équipe Sarko-Fillion...

Média et indépendance... ?!?

Est-ce que ce monde est sérieux ?!?

Article paru dans Monde.fr le 16/05…:

LE GOUVERNEMENT RECRUTE DES JOURNALISTES

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-910577,0.html?xtor=RSS-3224

« Nicolas Sarkozy et François Fillon ont eu la même idée : proposer à deux journalistes un poste de conseillère. Ce qu'elles ont accepté. Catherine Pégard, 52 ans, rédactrice en chef du service politique du Point, rejoindra l'équipe du chef de l'Etat à l'Elysée. La nouvelle a été confirmée au Monde, mardi 15 mai, par des sources internes à l'hebdomadaire. Myriam Lévy, 44 ans, reporter au Figaro, intègre avec le titre de conseillère en communication l'équipe de François Fillon à Matignon.

Georges-Marc Benamou, ancien directeur du journal mitterrandiste Globe Hebdo, éditorialiste à Nice Matin et intervenant de la chaîne i-Télévision, retrouve lui aussi l'équipe de l'Elysée après avoir conseillé le candidat depuis l'été 2006 au côté d'Henri Guaino.

Mme Pégard a suivi pour Le Point la campagne de M. Sarkozy. Auteur de longs articles nourris des confidences du président de l'UMP et de ses proches, ainsi que d'une chronique hebdomadaire d'"indiscrets" recueillis aux meilleures sources, elle était devenue une mine d'informations pour les journalistes eux-mêmes qui glanaient dans ces articles, au détour d'une phrase ou d'une anecdote, la matière de leurs sujets à venir.

SUSPICION

Passée par l'AFP et Le Parisien où elle a couvert le RPR puis l'UMP, Mme Lévy est entrée au Figaro il y a trois ans pour couvrir le Parti socialiste et la campagne de Ségolène Royal. En 1999, c'est elle qui avait reçu la lettre de démission de Philippe Séguin du RPR, avec qui elle a toujours entretenu un lien de confiance, ainsi qu'avec son entourage.

Ces nominations interviennent dans un climat de suspicion vis-à-vis de la presse et des journalistes politiques en particulier après une campagne présidentielle où ils n'ont pas été épargnés en raison de leurs liens supposés avec le pouvoir. Mis en cause par au moins deux des principaux candidats à la présidentielle, François Bayrou et Ségolène Royal, ils ont été soupçonnés, pour certains d'entre eux, de se montrer trop indulgents envers Nicolas Sarkozy.

Philippe Ridet – Le Monde